Sectorisation des Urgences hospitalières et Droits des Usagers

Santé et protection sociale Udaf 93

L’UDAF 93, en tant qu’association agréée représentant les usagers du système de santé, a été alertée par un certain nombre de patients ayant été, malgré la préconisation médicale les concernant et l’orientation par la régularisation du SAMU, dûment éconduit à leur arrivée aux Urgences d’un hôpital public et dirigé vers les services d‘une clinique privée.

Il s’agit de la mise en application d’une nouvelle démarche administrative de sectorisation, émanant de l’ARS IDF, n’ayant fait l’objet d’aucune réflexion préalable avec les praticiens et les associations de patients mettant en cause la continuité de soins et, en certains cas, présentant un « manque de chance » quant au traitement dans l’immédiateté, voire non –assistance à personne en danger. 

Lors d’une rencontre avec les services de l’ARS, le référent santé de l’UDAF en s’appuyant sur des témoignages recueillit auprès de divers établissements du département a manifesté tout a la fois l’incompréhension des patients et l’inacceptable pour leur organisation du fait qu’il s’agit, au travers d’une mesure visant à pallier au manque de capacité d’accueil hospitalier public, du non-respect des personnes en termes de leur droit à la liberté de leur choix.

Ceci est d’autant plus important que les établissements privés mettent souvent en pratique le recours à des examens complémentaires dûment facturés, du fait de leur classement en secteur 2, en dépassement d’honoraires et ceci sans considérer le stress subit par un malade lors de tel transfert et les inconvénients pour les visites de son entourage.

L’inhumanité de la sectorisation a touchée hier le secteur psychiatrique, aujourd’hui les urgences, demain, semble-t-il, les maternités il est grand temps que les équipements et les personnels nécessaires au traitement de tous et toutes en respect de leurs Droits soit inscrits dans une véritable réforme construite non pas dans une volonté de remédier aux manques mais de couvrir les besoins en respect des usagers au travers d’une effective démocratie en santé impliquant la réflexion de tous les acteurs.

3 avril 2024